A la fin des années 70, au cœur des ghettos urbains de New York, une nouvelle culture surgit de la rue : le HIP-HOP. Il regroupe plusieurs disciplines comme la danse, le graphisme, et le rap qui est la plus connue. Cette culture est aussi régie par des codes vestimentaires et comportementaux influents. Cette musique rap sévit dans les bas-fonds de l’Amérique noire. Ses prophètes parlent en rimes et racontent sur des rythmes en dansant la misère, la colère ou simplement la joie de ce sous-prolétariat. Le rap, un exutoire contre la pauvreté, permettant à ses représentants ainsi de revendiquer, de communiquer naît sous la forme la plus simple et la plus accessible : un microphone pour le MC , une platine et quelques disques pour le DJ. Le rap peut aussi simplement être une invitation à la fête, guérissant ainsi les maux pour un court instant.
Le succès inattendu et planétaire des premiers tubes rap ( “Rapper’s Delight” de Sugar Hill Gang, 1979 et “ The Message” de Grand Master Flash, 1982 ) fait sortir cette musique du ghetto new-yorkais. En France, les jeunes des cités ( bien que différentes des ghettos américains) se reconnaissent dans cette forme d’expression. D’abord imité, le rap des grands frères américains est assimilé puis digéré pour s’en affranchir et donner naissance à un rap spécifiquement français. Avec le succès, ce médium des classes défavorisées devient paradoxalement une véritable industrie génératrice de bénéfices importants pour les opportunistes du show-business.
Aujourd’hui, il existe un véritable label “ Rap français “ qui se caractérise par la richesse et la variété de ses auteurs; issus en grande majorité des différentes communautés de la population immigrée.
Cette culture, au départ stigmatisée et vue comme un simple mouvement est désormais ancrée dans le paysage musical mondial et suscite des questions :
« A qui attribuer la paternité du rap ? Aux prêcheurs baptistes, spécialistes des sermons ? Aux prisonniers scandant leur ennui ? Aux disc-jockeys jamaïcains ? Aux jazzmen usant du scat à profusion ? »
Nous tâcherons ,dans ce TPE, de résoudre la question la suivante :
« Comment le rap est-il passé d’une musique indépendante, marginal et stigmatisé à un genre musical à part entière, plutôt « grand public » ?
Autrement dit : « Comment le rap s’est-il démocratisé ? »
D’une part, nous verrons les racines et l’évolution du rap. D’autre part, nous analyserons les causes économiques , sociologiques et même parfois économiques puis les conséquences de ce changement .
lundi 2 mars 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire